LES MANIPULATIONS

IMPUISSANCE APPRISE

Écrit par François DIGANO
Mis à jour : 1 mai 2019
Création : 30 janvier 2019
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PSYCHOSE DE L’ÉCHEC ET IMPUISSANCE APPRISE

Certains d'entre vous ont peut être intuitivement compris que si le système ne marche plus, et que nous ressentons une aussi forte injustice dans le traitement que nous vivons en ces temps difficiles, il devait y avoir quelque part des problèmes que l'on nous cache, ou pire, une énorme manipulation à la clé.

Et vous avez raison, car c'est effectivement le cas.

S'il y a aussi peu de travail, toujours très mal payé, autant d'immigration, de dettes et de dépenses publiques, c'est parce que nous en sommes rendus au bout d'un système qui n'a plus d'autre choix pour survivre et continuer à vivre à nos dépens que de nous réduire à l'esclavage. Et pour y arriver, politiques et médias complices n'hésitent même plus à utiliser ouvertement le mensonge, la tromperie et la manipulation, tout en s'exonérant eux mêmes des contraintes que pourtant ils nous imposent à tous. C'est une forme "d'impuissance apprise".

Ainsi, vous avez l'impression que vous pouvez réussir avec les règles que l'on vous impose, alors qu'elles sont mises en place précisément pour que ce ne soit pas ou jamais le cas. Et ceux qui les mettent en place ne s'y trompent jamais, car eux mêmes font absolument tout pour ne jamais y être soumis. Et c'est avant toute autre chose un effet de seuil, une limite acceptable, qui fait alors toute la différence. Parce que si vous mettez les limites bien trop haut pour des gens qui n'ont ni les capacité intellectuelles ou physiques pour les atteindre, vous écartez de la solution un plus grand nombre de personne au seul profit de ceux qui ont davantage de moyens et de capacités. Les riches deviennent plus riches, les pauvres et les classes moyennes finissent spoliées. Et en France, le problème vient aussi bien de l'Etat que des grande entreprises multinationales, maintenant aux mains des mêmes personnes.

Vous ne pouvez donc plus prospérer ou gagner, car ceux qui font la loi ou qui sont censés l'appliquer ne vous protègent plus de la prédation des autres, mais font eux aussi partie des prédateurs qui vous exploitent.

 

DE LA RÉSOLUTION DES PROBLÈMES.

 

TROUVER LES CAUSES POUR FAIRE CESSER LES CONSÉQUENCES

Toute personne dite intelligente brillera par sa faculté à résoudre les problèmes les plus complexes. C'est par sa faculté à les comprendre, à les cerner, à en trouver les tenants et les aboutissants, et surtout les causes qui les ont généré, qu'elle arrivera alors à résoudre ces problèmes.

Or, une des astuces des plus grands manipulateurs de ce monde est de vous tromper sur les causes, pour mieux vous faire perdre votre temps à résoudre/lutter uniquement contre les conséquences. Comme c'est vain, cela leur permet de renouveler indéfiniment leurs manipulations, et donc de trouver toujours plus de nouvelles victimes en vous faisant courir derrière le doigt, sinon le chien, et dont ils prétendront tous bien sûr et faussement qu'il a la rage.

On peut facilement voir cette technique chez tous les courants d'extrême droite et racistes, qui au lieu de chercher les causes des migrations et donc ce qui pousse les gens à partir de leur patrie pour un pays où ils seront finalement mal accueillis, ils ne proposent jamais rien d'autre que les pourchasser, alors que ce sont aussi les victimes d'un système de pillage de ressources à l'échelle internationale ou des guerres illégitimes sinon illégales. Comme si fermer les frontières allait résoudre le problème, comme si cela pouvait seulement marcher sans couter immédiatement un bras et une jambe. Et que en outre, cela n'aurait aucun un impact direct sur nos importations de matières premières, ou nos propres entreprises et ressortissants à l'étranger. Bref, on tend le doigt vers les victimes, qui sont en plus des proies faciles et vulnérables, plutôt que de les pointer vers les vrais responsables, soit ces multinationales qui pillent leurs pays d'origine en ne leur laissant pas de quoi vivre dignement chez eux, ou qui les détruisent par leurs bombes et leurs guerres illégales, corrompent massivement leurs dirigeants, et toujours dans le seul but de mieux pouvoir ensuite en piller les ressources.

Et dans les courants d'extrême gauche, c'est sur le fonctionnement même de l'Etat qu'il faut se pencher. Ce n'est pas pour rien que la plupart des courants de gauche en France défendent l'Etat et les services publics, tout en vous faisant gentiment oublier que l'Etat, c'est vous, et qu'ils sont avant tout à votre service. Tous oublieront de vous dire qu'il y a un effet de bord entre dépense publique, valeur ajoutée, création de richesse, chômage de masse, pauvreté et insécurité. Et que depuis 1975, ces courbes se suivent de manière quasi symétrique au point que nier qu'elles ne sont pas intimement liées, que ce sont les niveaux de prélèvements obligatoires et de dépense publique qui sont la cause de l'endettement massif et de la déresponsabilisation de nos services publics, de nos élites publiques. Certains iront même à pointer du doigt les méchants capitalistes dont pourtant ils vivent tous, à savoir et en réalité tous les entrepreneurs et employés du secteur privé, en affirmant que nos politiciens mènent des politiques néo libérales, avec que nous en sommes maintenant rendus à des seuils absolument hallucinants de dépense publique (57%) et de prélèvements obligatoires (58%). Et ce, au point que le jour de libération fiscal, soit le jour ou nous commençons à seulement payer nos traites, notre loyer, nous habiller ou nous nourrir est maintenant au 1er Aout.

On pourrait le résumer par la maxime suivante "L'idiot regarde le doigt ou la lune, jamais celui qui le tend ou son commanditaire". Et donc à contrario, celui qui est intelligent regardera aussi bien du côté de la victime/accusé, que du côté de celui qui accuse, pour avoir une vue d'ensemble plus juste et équilibrée, et surtout éviter de se tromper de cible, et s'en prendre aux victimes à la place des responsables. Vous noterez au passage que c'est aussi le fonctionnement de la justice, qui bien que parfois politiquement dévoyée, s'est imposée elle même d'étudier tout dossier à charge et à décharge.

 

DE L'EMPATHIE A UNE MEILLEURE JUSTICE

Aussi, et une des choses essentielle que l'école n'enseigne plus, et probablement à dessin, c'est la faculté à l'empathie. Soit la capacité à se mettre à la place de ceux que l'on désirerait juger ou punir, ou ne serait-ce que pour mieux les comprendre, comprendre leurs souffrances, et donc les aider à les surmonter. Dans un monde de plus en plus individualiste, dirigé par des irresponsables notoires, des égoïstes, des égocentriques et des narcissiques, naturellement, cette faculté se perd. Du tous pour un et un pour tous, on est passé à chacun pour soi et dieu pour tous. Et il en découle par la même occasion la disparition de l'intérêt général et du bien commun, jusqu'à la faculté de vivre ensemble en paix.

Le plus grand paradoxe et aussi peut être le plus insupportable pour certains, c'est que toutes nos sociétés, notre éthique, notre moralité, les limites de l'acceptable ou les lignes rouges, sont toutes issues de la morale chrétienne en occident, de leur religion dominante ailleurs. Et c'est précisément cela que les pervers sexuels qui se disent opprimés, les irresponsables et les gens intellectuellement malades, les faux laïcards et athées qui ont fait de leurs revendications une religion en elle même, ceux qui hélas ont fini par prendre le pouvoir en nous corrompant, sont incapables d'accepter. Dès lors, ils feront tout pour le combattre et le détruire, en favorisant ce qu'ils sont, soit des gens narcissiques, égoïstes et égocentriques, et qui ont tous le même problème de fond, soit d'être des sociopathes compulsifs.

Et la première chose que ces gens très perturbés vont immédiatement exploiter, parce qu'ils en sont eux mêmes les victimes, ce sont vos faiblesses, voire vos dissonances. Être juste, c'est avant tout ne jamais qui que ce soit sur ce que l'on ressent. La Justice, c'est pragmatique, cela comporte plusieurs étapes, mais cela ne juge jamais que nos actes, donc des faits. Il faut donc déjà être en mesure de distinguer ce que l'on croit de ce que l'on sait via des faits, mais on doit impérativement faire abstraction de ce que l'on pense, et surtout de ce que l'on ressent, pour pouvoir en juger. Et ce que l'on ressent ne doit alors n'être qu'un facteur, une circonstance aggravante ou atténuante. La justice, si vous êtes coupable, à part aux assises, vous condamnera de manière systématique, soit au minimum de la peine, soit à son maximum. Et ce qui fera la différence, ce sont les circonstances.

C'est donc directement lié à nos comportements, et surtout à ceux qui nous dirigent et sont pourtant censés donner l'exemple, qui ne supportent plus la morale (surtout religieuse), qui font également tout pour s'exonérer des contraintes morales ou légales qu'ils imposent pourtant à tous les autres, que se créent alors dans l'esprit de ceux qui les observent deux phénomènes logiques :

  • Une frustration importante lié à l'injustice de traitement. Eux peuvent faire des choses qu'ils vous interdisent ou ont les moyens de ne jamais en subir les conséquences comme ils nous les imposent. Et pire, certains plus atteints que d'autres n'arrêtent pas leurs crimes à ça, mais se permettent en plus d'être arrogants, voir carrément de pratiquer l'inversion accusatoire, de vous faire passer pour le coupable alors que ce sont eux les coupables. Et à ce stade, la haine n'est jamais très loin.
  • Une absence de modèle, d'exemple à suivre. Ne pouvant plus se fier à l'immoralité de nos hommes politiques, il devient alors très difficile de s'identifier à un groupe honorable et juste. Surtout si tous les politiciens de tous bords ont des comportements détestables, sont plus ou moins corrompus, ce que nous vivons hélas actuellement dans ce pays.

Mais pire, cela va créer des tensions morales et sociales, car cette insécurité psychologique qui découle du fait que nos hommes politiques soient corrompus et disposent en même temps de la violence légitime de l'Etat pour réprimer tout ceux qui oseraient leur dire que ce sont eux le problème, induise un effet de bord entre la peur et la frustration. Ce qui peut générer ensuite une violence extrême par instinct de préservation. C'est encore une fois la révolte des gilets Jaunes, qui en plus de subir la violence de leurs mensonges et de leurs manipulations dont ils ne sont plus dupes, subissent maintenant la violence de leur répression, et surtout de la part de gens qui sont censés les protéger et les servir.

Et j'en appelle à ces hommes politique à ouvrir enfin les yeux et à comprendre que s'ils ne changent pas carrément de comportement, s'ils ne cessent pas d'être irresponsables et d'organiser y compris par la loi leur impunité, uniquement pour sauver leurs postes et leurs fesses, ils vont détruire tout ce que leurs parents et grands parent ont mis si longtemps à construire. Car si des voyous corrompus sont censés donner l'exemple, imaginez ce que cela va produire non seulement chez les voyous d'une autre espèce, parfois armés, sans col blanc, mais aussi chez tous les citoyens qui au bout du rouleau n'hésiteront plus à franchir le Rubicon, la ligne rouge de la loi et de la morale. C'est la guerre civile en vue là qui nous attend, et s'ils n'en prennent pas très vite conscience.

 

UN SYSTÈME POLITIQUE, ÉCONOMIQUE ET SOCIAL BASÉ SUR L'IMPUISSANCE APPRISE.

Pour bien comprendre ce qui ne nous permet plus de réussir, voire ce qui nous fait systématiquement échouer, il faut comprendre également qu'il s'agit ici d'effets de seuil, sinon de règles et de lois iniques, dont on sait parfaitement qu'elles vont limiter les succès et les réussites, et que l'on met en place afin de limiter aussi toute forme de concurrence personnelle.

Mais qu'est ce que l'impuissance apprise ? C'est une découverte réalisée par des psychologues sociaux, et qui décrit la réaction des gens soumis à un test dont les règles ne permettent pas de réussir. Soit parce que c'est impossible, soit parce que le niveau requis pour réussir est tel (complexité) que peu seront à même de réussir. Et pour permettre de mieux comprendre ce phénomène, nous vous invitons à regarder cette vidéo qui en décrit aussi bien les mécanismes, que les résultats. Notez que la vidéo est en anglais, le test également, mais c'est sous titré, et parfaitement compréhensible.

Édifiant non ?

 

L'IMPUISSANCE APPRISE POLITIQUE

Si l'on regarde bien comment notre système politique fonctionne, et qui n'est pas une démocratie directe, mais une république démocratique représentative, on s’aperçoit, si on a bien intégré ce phénomène d'impuissance apprise, aussi appelée "soumission librement consentie", que ce sont les règles électives qui empêchent toute forme de concurrence, et surtout de renouvellement possible.

Tout d'abord, ce sont les conditions à réunir pour être candidat qui font que peu en sont capables. Outre le fait que l'on n'exige jamais de ces derniers une probité morale de tout instant, c'est à dire en ayant un casier judiciaire vierge de toute condamnation à nos élus, et qui est un pur comble au regard de toutes les professions règlementées de ce pays qui elles l'exigent - Je remercie au passage Philippe PASCOT et son ouvrage "Pilleurs d’État" de nous avoir autant éclairé à ce sujet au passage - vous pouvez déjà le constater avec les candidats des Gilets jaunes aux Européennes. Ce qui va rapidement leur poser problème, ce n'est pas tant le fait qu'ils puissent se présenter, on a bien sûr veillé à ce que l'on ait toujours l'impression que ce soit possible pour mieux vous tromper. Mais le fait que pour pouvoir le faire, ils devront poser sur la table des sommes d'argent parfois totalement incroyables.

Les médias actuels nous parleraient d'une somme avoisinant les 900.000 euros pour la seule liste des gilets jaunes Européenne. Et ce, à minima, en excluant tous les autres frais relatifs à la tenue d'une campagne comme la location de salle, ou l'impression de la propagande classique associée. Et je ne vous parle même pas de la difficulté de créer son parti, de mettre ensemble dans une même pièce des gens aux aspirations, aux revendications et croyances totalement opposées.

Mais le pire de ce système d'accaparement du pouvoir par une petite fraction élitiste de la population n'est pas là. Outre le fait que pour ouvrir et obtenir un compte, ne serait-ce qu'emprunter les sommes nécessaires pour seulement avoir le droit de se présenter, constitue déjà une gageure, sinon un exploit. Ces dernier n'hésiteront pas à tout faire pour vous en empêcher, puisque les mêmes qui sont au pouvoir ou à la tête de nos administrations, sont également à la tête de nos multinationales et nos banques (voir "La Caste" de Laurent MAUDUIT). C'est davantage le code électoral lui même qui pose le plus de problèmes, outre le fait qu'ils soient aussi en mesure de vous compliquer considérablement la tâche au niveau administratif, légal, et financier. Ne perdez pas de vue que ces gens sont à la base censés être payés pour vous y aider, et non pour vous mettre des bâtons dans les roues.

Une des propositions de plus en plus présente dans le discours des politiciens, et ce n'est pas pour rien, est liée au manque de représentativité. Le fait que l'on nous impose, élection après élection, des candidats de moins en moins représentatifs de la population et qui arrivent encore à se faire élire, mais avec une poignée de voix seulement, n'est pas non plus le seul fruit du hasard.

Les mêmes qui siègent dans nos administrations, communes, départements, régions, assemblée nationale et sénat, sont aussi ceux qui décident en petit commité du mode électif, du code électoral. Ainsi, ils peuvent le modifier autant que de besoin et à leur guise, et se faire réélire par des savants calculs, avec seulement une poignée de voix. On a même pu voir des députés être récemment élus avec moins de 2% d'électeurs. Et ils siègent pourtant à l'Assemblée Nationale, passent par la case départ, et touchent leur 7000 euros nets tous les mois, sans compter les frais et les avantages associés.

Question représentativité, on a fait mieux, non ? Et comment expliquer, même si je ne porte pas ces gens dans mon cœur, que le RN n'ait qu'une poignée de députés, alors qu'il a pratiquement fait le même score au premier tour de la présidentielle qu'Emmanuel Macron, tout deux ne représentant que 16% des français ?

C'est du côté bien entendu des non inscrits, des abstentionnistes, des blancs et des nuls qu'ils faut se pencher, mais pas seulement. Cette crise de représentativité est liée à plusieurs facteurs, mais et surtout, au fait que nous ne puissions pas éliminer des candidats un certain nombre de personnes, uniquement parce que tout le système s'arrange avec lui même pour que leurs candidats dont plus personne ne veut, puissent quand même être élus sinon réélus.

Le problème du système électif se résume donc à une spoliation de la représentativité, et c'est ce que vous devez exiger de modifier en priorité pour qu'enfin nous puissions nous débarrasser de certains hommes politiques corrompus, qui ne représentent plus qu'eux mêmes et leurs lobbys, leurs corporations, en :

  • Exigeant un casier judiciaire vierge. Un élu censé représenter le peuple ne peut pas avoir été condamné au pénal. Si l'on peut autoriser aussi le droit à l'oubli, il faut quand même le mettre à long terme, afin que ceux qui auront été condamné ne puissent plus revenir rapidement en politique et entretenir leurs réseaux. Un délai de 10 ans après la purge de la peine ne semble pas excessif.
  • Exigeant que les politiques aient l'interdiction formelle de mentir et d'utiliser des techniques de manipulation bien connues. En étant au service du peuple, ils sont précisément censés les protéger du mensonge et de la manipulation de tous les autres, et ils doivent être exemplaires sur ce point. Il faudra probablement le faire intégrer dans la constitution. A savoir qu'un élu qui aurait été pris en flagrant délit de mensonge ou de manipulation, sera automatiquement démis/destitué de ses fonctions, puisqu'ils refusent maintenant de démissionner par eux mêmes, s'accrochent aux postes, et font ainsi un mal considérable à l'Etat et surtout à la justice.
  • Exiger l'introduction de la proportionnelle intégrale pour toutes les élections. L'argument qui prétendrait que cela empêcherait le système politique de fonctionner est purement fallacieux. C'est simplement que les groupes politiques seraient contraints de collaborer entre eux, et donc pour avancer, de ne viser que ce qui les rassemble, soit l’intérêt général. Aussi, et aujourd'hui, en donnant plus de pouvoirs aux uns comme aux autres, on se retrouve avec des gens qui imposent à tout le monde leur politique à tour de rôle, alors qu'ils sont aussi de moins en moins représentatifs des désirs de la population. C'est devenu intenable, car c'est l'intérêt général lui même qui finit par disparaitre, élection après élection, les uns défaisant ce que les autres ont fait, d'un mandat sur l'autre. Ce qui crée en outre un stress important dans le système économique et social.
  • Exiger la prise en compte du vote blanc, avec un quota minimal de votes pour pouvoir se débarrasser des candidats qui ne représentent qu'eux mêmes ou presque. Les candidats qui se seront présentés et qui auront échoué ne pourront alors plus se présenter avant les élections suivantes.
  • Exiger une évaluation psychiatrique et psychologique des candidats. De la même manière qu'on l'impose à certaines professions, on doit pouvoir éliminer des candidats des gens qui ont de graves problèmes mais qui savent aussi parfaitement les cacher. Notamment certains prédateur sociopathes comme les pervers narcissiques, les affabulateurs/mythomanes et les psychopathes.
  • Exiger une fois que ces règles seraient mises en place qu'elles ne puissent plus être modifiées par les politiques eux mêmes, mais uniquement par voie de référendum.

Aussi, et d'une manière générale, il faudra également exiger des partis ou des candidats politiques de démontrer que leurs propositions et leurs programmes ne sont pas démagogues, ne sont pas utopistes, irréalistes et/ou irréalisables. Avec des objectifs que tout un chacun peu comprendre. Encore une fois, le rôle du politique est de proposer et d'apporter des solutions aux problèmes de la cité, et non de faire des promesses qui ne seront finalement jamais tenues. Et il faudra aussi dès lors associer ces programmes à un système d'évaluation des résultats. Si un politique ou une politique échouent, il ne pourra alors plus se représenter pour un nouveau mandat et avant une certaine période. Et il faudra aussi prévoir des sanctions pour tout ceux qui dépasseraient les limites de l'acceptable.

S'il y a une certaine part d'incertitude, cela fait quand même 40 ans que l'on nous promet la réduction des déficits et des dettes, l'augmentation du niveau de vie. Or, c'est exactement tout le contraire qui s'est produit, et ce n'est absolument pas le fait du hasard, mais uniquement parce que ceux qui sont censés nous servir bénéficient d'immunités et de passes droits que les citoyens n'ont pas. Il faudra également faire le ménage totalement dans ce système que tous ont perverti afin de ne jamais être tenus pour responsables de leurs actes.

 

L'IMPUISSANCE APPRISE ÉCONOMIQUE

Pourquoi n'est t-il plus possible en tant que petit entrepreneur, artisan ou commerçant, de vivre dignement de notre travail dans ce pays ?

La raison est fort simple, et n'est pas que lié à une prétendue mondialisation qui serait irrépressible, et même si ses effets sont bien réels et non négligeables.

La réalité, c'est que nous faisons face à un système Étatique qui parce qu'il veut absolument tout contrôler, contrôler tous les flux d'argent,  a aussi fini par prendre insidieusement le contrôle des plus grandes entreprises et des banques du pays.

Mais, et d'un point de vue plus général, c'est avant tout un problème de concept économique ou on nous impose la privatisation de monstres étatiques comme EDF/GDF, France Telecom et d'autres super entreprises, créant alors un effet de prédation inévitable sur toutes les entreprises de plus petite taille. Et on finit par tuer aussi la créativité, la création de richesses. Ainsi, et lorsque l'on vous dit que plus les entreprises sont grosses, mieux c'est, c'est en réalité tout l'inverse qu'il faut comprendre, et on nous expose alors à de véritables catastrophes.

Ce qu'il faut comprendre, c'est que c'est précisément parce que certaines entreprises ont des tailles monstrueuses qu'elles auront inévitablement des comportements de concurrence déloyale, et iront même pour seulement survivre à une crise économique jusqu'à vampiriser tout le reste de l'économie. Et si elles échouent, ou si elles finissent par avoir des problèmes de gestion majeurs, qu'elles se font racheter ou absorber par d'autres entreprises encore plus monstrueuses, elles mettent alors en danger absolument tout le système. On l'a vu avec certaines entreprises, notamment automobiles, ou des empires que l'on pensait invulnérables, arrivés au bout de leur prédation, ont fini par connaitre une récession profonde, et qui a impacté considérablement l'économie. Peugeot ou Renault en ont déjà fait les frais, mais d'autres entreprises comme le Crédit Lyonnais ou Alcatel/Alsthom également. Et plus récemment, avec la BNP et la Société Générale.

En fait, plus c'est gros, et plus ça posera inévitablement des problèmes. Les grandes entreprises étant parfois plus riches que certains États de la planète, disposent alors de tous les moyens financiers et de pression possibles. Comme la faculté de détourner la loi pour ne plus payer d'impôts, ou encore de corrompre les politiciens ou les fonctionnaires, et d'éliminer ou d'absorber absolument tous leurs concurrents. Et pourtant, le rôle de l'Etat, c'est justement de faire en sorte que ces entreprises ne puissent jamais devenir des monopoles, ni trop grosses, et surtout, ne puissent pratiquer une prédation de tous les instants contre la main qui finalement les nourrit.

Et si en plus, comme en France, ce sont les mêmes qui font les lois, qui gèrent nos administrations et nos ministères, et qui sont maintenant à la tête de ces multinationales prédatrices, alors la boucle est bouclée. Le rôle de l'Etat est avant tout de veiller à ce que toute forme de prédation contre les plus faibles et les plus vulnérables ne soit possible. Alors, et si ce sont les hauts fonctionnaires qui sont censés nous protéger de cette prédation qui se mettent à la pratiquer, et pire, à diriger les entreprises prédatrices qui concentrent entre leurs mains toutes les richesses, alors on a effectivement un grave problème.

D'autant que ces mêmes politiques et hauts fonctionnaires, ceux qui n'ont pas réussis en 40 ans à gérer convenablement l'argent de nos impôts et nos services publics, sont maintenant à la tête de ces entreprises du CAC 40, ces multinationales et ces banques de très grande taille, et dont ils passent également tout leur temps à les exonérer des impôts, taxes et charges, qu'ils maintiennent pourtant avec tous les autres.

Voilà où se trouve l'impuissance apprise économique. Toutes les petites entreprises/Artisans/Commerçants de ce pays, et qui pourtant font tourner le système, sont devenus la proie aussi bien d'un État spoliateur qui capte absolument toutes les richesses, avec des niveaux de prélèvements obligatoires qui vont finir par tuer la poule aux œufs d'or. Mais on accroit encore plus le phénomène avec des entreprises de taille énorme, qui s'emparent de toute forme de concurrence, et qui vont même jusqu'à imposer leurs prix d'achat à tous leurs producteurs, et leurs prix de vente à tous leurs acheteurs.

Et ce, au point que, par exemple, les centrales d'achat des grandes surfaces sont responsables de la disparition de nos agriculteurs, en ne payant jamais seulement le prix de revient pour les matières premières qu'ils leurs achètent, pendant que les grands transformateurs, comme par exemple dans la filière des produits de la transformation du lait, ont maintenant la capacité de fixer les cours eux mêmes, et dans n'importe quel pays de la communauté Européenne. Ainsi, et de concert, avec des intérêts communs, les uns comme les autres participent du pillage du travail des plus petits, donc forcément plus faibles et vulnérables, et sans que jamais l'Etat n'interviennent pour les punir de cette prédation concertée qui en bout de chaine profite aux banques que finalement ils dirigent.

Et pourtant, c'est le rôle de l'Etat de lutter contre la concurrence déloyale, et de protéger aussi bien ces producteurs de la prédation des monstres de l'industrie agroalimentaire qu'ils n'auraient jamais dû autoriser à vampiriser leurs concurrents afin de devenir aussi gros. On est même dans l'inversion des valeurs, ou ceux qui sont censés payer le plus payent le moins, et ceux qui sont censés nous protéger collaborent avec ceux qui maintenant nous pillent.

Posons nous donc les bonnes questions :

  • Comment expliquer que l'Etat n'a jamais réussi à lutter contre l'évasion/l'optimisation fiscale, sinon par le fait qu'il y contribue lui même ouvertement ?
  • Comment expliquer que les fonctionnaires du ministère des finances touchent parfois jusqu'à 250.000 euros de salaire annuel, alors qu'ils ne laissent derrière eux que des montagnes de déficits et de dettes, des services publics en constant délabrement, avec des performances toujours moindres ?
  • Comment expliquer que ces mêmes personnes qui ont échoué à gérer notre argent et nos services publics soient maintenant à la tête de multinationales et de banques - qu'ils ont au passage privatisées - et qui passent tout leur temps à exonérer des impôts et des charges qu'ils nous imposent pourtant à tous ?
  • Comment expliquer tous ces avantages fiscaux et ces subventions à des entreprises qui ne créent pas ou plus d'emplois, et qui pourtant génèrent des bénéfices et des dividendes parfois plus que substantiels ?
  • Comment expliquer que l'Etat autorise le dumping social et fiscal de pays Européens, en les laissant totalement envahir notre marché avec des produits nettement moins chers à produire, du fait que ces pays n'ont pas les mêmes niveaux de prélèvements obligatoires et de charges que nos entreprises locales (sous entendu non délocalisables) ?
  • Comment expliquer que l'Etat, sachant parfaitement que plus une entreprise est grosse, et plus elle possède de moyens financiers et donc de possibles nuisances, ne fait jamais rien pour limiter ces tailles, ou l'accumulation sans limites de richesses de leur part ?
  • Que se passe t-il lorsque l'on donne trop de pouvoirs de nuisance économique et financière à des entreprises pour tout ceux des échelons inférieurs ?

Pour tout ceux qui n'ont jamais créé d'entreprise, et n'ont donc aucune idée du niveau de prélèvements et de charges que cela implique, des sacrifices que la loi impose à tous les entrepreneurs, et qui par amalgame n'hésitent jamais à confondre les petits et les gros en ne pointant que leurs excès, je les encourage à mieux comprendre ce phénomène en consultant cet article. Peut être comprendront t-ils qu'avec un tel niveau de dépenses publiques et de prélèvements obligatoires associés, sans aucune possibilité de réduire le montant de la facture et tout le poids de la violence légitime de l'Etat en prime, il n'est plus possible en France de créer ou de maintenir la moindre entreprise sans prendre de risques énormes, devenir les esclaves de multinationales et/ou de l'Etat qui ponctionne toutes les richesses, ou profiter de la bienveillance et de contrats publics issus de politiciens corrompus jusqu'à la moelle.

L'IMPUISSANCE APPRISE SOCIALE

Demandez vous donc comment un système tient au pas sa population, et vous comprendrez aussi pourquoi ils le font.

Ici, on exploite tout simplement la dépendance et la peur des gens, afin d'avoir un système stable, sans guerre ni conflits insurmontables. Et oui, ça peut paraitre étonnant, mais il est parfois nécessaire et même recommandé, d'user et d'abuser de manipulation sur sa population afin d'avoir la paix. Mais attention, c'est comme pour toute chose en ce bas monde. Si on utilise de telles méthodes, il faut veiller à ce qu'elles soient justes, qu'elles ne profitent qu'aux gens contraints/manipulés. Autrement dit, uniquement dans leur propre intérêt. Et force est de constater que ce n'est plus franchement le cas. Explications.

DE LA JUSTICE SOCIALE.

La première des manipulations dans tous les systèmes politiques, ce sont les lois et règlements que l'on vous impose. Et il faut comprendre ici que la méthode utilisée ne vous est pas forcément ou nécessairement dévaforable, pour autant que l'on respecte un minimum de règles et de bon sens, de lignes rouges à ne jamais franchir. Car oui, il existe une bonne manipulation, et une mauvaise manipulation, et on pourra le résumer ainsi :

  • La bonne manipulation vise à vous protéger ou vous faire passer un cap naturel que vous n'auriez jamais pu franchir seul.
  • La mauvaise manipulation ne profite qu'à une poignée de gens, sinon à un seul individu, et jamais celui qui la subit.

Ainsi, le but initial de la loi dans un système démocratique, est de vous protéger en tant qu'individu ou minorité, de la prédation des plus fort et/ou de la majorité. Et pour y arriver, on aura alors besoin de vous faire croire à l'efficacité de la Justice, des lois et des règlements, afin qu'ils vous protègent, qu'ils vous permettent de vivre en sécurité, aussi bien physique que mentale.

Il est donc nécessaire pour que le système fonctionne que la justice elle même soit juste et irréprochable. Aussi, on ne jettera pas la pierre ici au système judiciaire lui même, qui reste l'un des meilleurs au monde malgré tout ce que l'on peut en dire, mais davantage dans sa perversion que les politiques en ont fait au fil du temps. Et donc de trouver un moyen de les empêcher à l'avenir de le faire à leur seul et unique profit.

Une de ces perversion qui crée la plupart des injustices ressenties et bien souvent réelles, sont les différences de traitement entre les individus, que vous soyez pauvre ou riche, très intelligent ou plus modeste. Ce fonctionnement à plusieurs vitesses ne devrait pas/plus exister depuis des lustres, mais force est de constater que les injustices sont pourtant de plus en plus visibles, autant que les inégalités qui les accompagnent. Et c'est d'autant plus dangereux que si plus personne ne croit en la justice, en la loi et aux règlements, alors l'anarchie s'installe, et le seul moyen de la contrer, c'est la répression de masse.

C'est exactement ce qui est en train de se passer avec le mouvement des gilets jaunes, qui voient aussi bien des hommes politiques que des personnes très riches échapper aux sanctions que pourtant eux mêmes subissent. Et pire que tout, les mêmes politiciens corrompus, qui se sont exonérés des responsabilités de leurs fonctions et charges en modifiant la loi en leur seule faveur, se permettent maintenant de réprimer ceux qui justement leur réclament plus de justice.

En effet, comment comprendre que dans notre système il puisse y avoir pour deux individus ou institutions, en fonction de leurs charges et responsabilités, deux types de punitions différentes, sinon une totale absence de punition. Comme par exemple, et non des moindres, le fait qu'une administration ait le droit d'accumuler indéfiniment des déficits et des dettes, alors que cette même administration punit très lourdement tout ceux qui du secteur civil ou privé en ferait autant.

On peut dès lors se demander d'où vient ce privilège indu et s'il est seulement constitutionnel. Et aussi pour quelles raison il contribue par sa seule existence à créer de la corruption et des inégalités, ce qui est tout de même assez paradoxal pou un système dont la vocation est précisément de lutter contre toutes les formes d'injustice et d'inégalités.

De la même manière, il est très surprenant de voir que nos élus et hommes politiques ne sont également jamais eux mêmes inquiétés par les conséquences de leurs échecs, alors même qu'il en va très différemment dans la société civile.

Il n'est dès lors pas étonnant que des gens qui bénéficient de passes droits et de privilèges que les autres n'ont pas, et qui en plus bénéficient du pouvoir qui leur a été donné de la violence légitime, soit celle de la loi, finissent inévitablement par en abuser à leur seul profit. Et dès lors, il faut se pencher sur les institutions qui devraient être les garantes du bon fonctionnement du système, et surtout des punitions infligées aux contrevenants. C'est alors qu'il faut introduire la notion de juge et de partie, et de veiller ensuite à ce que tous les pouvoirs ne soient plus dans les mêmes mains. Car fatalement, et même avec les meilleurs intentions du monde, certains finiront par le pervertir et donc en abuser.

Il faut dès lors se poser les bonnes questions, notamment en matière de contrepouvoir à tous les échelons sociaux et judiciaires :

  • Est t-il normal ou seulement juste que ce soit la police ou la gendarmerie qui enquête et qui juge les crimes/délits de la police et de la gendarmerie ? IGGN et IGPN ?
  • Est t-il normal ou seulement juste que ce soit aux tribunaux de la sécurité sociale composé quasi exclusivement de fonctionnaires de juger les crimes/délits de l'assurance sociale ?
  • Est t-il normal ou seulement juste que ce soit des tribunaux administratifs composés quasi exclusivement de fonctionnaires qui jugent des crimes/délits des fonctionnaires ?
  • Est t-il normal ou seulement juste que ce soit la Cour de Justice de la République, composée quasi exclusivement de parlementaires, qui juge les crimes/délits d'autres parlementaires ?
  • Est t-il normal ou seulement juste que ce soit à la Haute Cour de Justice de la République, composées exclusivement ou presque de hauts fonctionnaires et d'élus, de juger les crimes/délits des hauts fonctionnaires, de parlementaires et des ministres ?
  • Est t-il normal ou seulement juste que le conseil constitutionnel soit composé quasi exclusivement de hauts fonctionnaires, d'anciens élus, d'anciens Présidents, et qu'il n'y ait absolument aucun citoyen qui y siège ?
  • Est t-il normal ou seulement juste que les Juges eux mêmes soient jugés par d'autres juges du conseil supérieur de la magistrature ?
  • Est t-il normal ou seulement juste que les procureurs de la république, pourtant censés poursuivre l'intérêt général, soient nommés par le/la Garde des sceaux en la personne du ministre de la justice ?
  • Est t-il normal ou seulement juste que les préfets soient désignés par le ministre de l'intérieur ?
  • Est t-il normal ou seulement juste qu'un fonctionnaire ou un haut fonctionnaire, membre à part entière du système exécutif et donc détenteur de la violence légitime, puisse être élu dans une assemblée, quelle qu'elle soit, et donc accéder aux organes législatifs, soit la capacité de faire eux mêmes les lois qu'ils vont ensuite devoir eux mêmes appliquer ?
  • Est t-il normal ou seulement juste que ce soient des fonctionnaires du ministère des finances qui évaluent les performances et l'efficacité de la dépense publique, jusqu'à celle de leur propre administration, et décide aussi des niveaux d'imposition et de prélèvements obligatoires ?
  • Est t-il normal ou seulement juste qu'il y ait un code pour la fonction publique, et un code pour le reste de la population ?

Ainsi, la véritable question à se poser ici et pour conclure, c'est qu'en est-il réellement de la véritable séparation des pouvoirs ?

Vous l'aurez bien compris. Etant donné qu'il n'existe absolument aucun contre pouvoir, notamment citoyen, à toutes ces institutions qui se jugent elles mêmes et entre elles, les inégalités, l'injustice et la corruption ont alors la porte ouverte à tous les étages. Et il faudrait encore leur faire confiance alors que cela fait au moins 40 années qu'ils échouent tous lamentablement, en plus de nous réprimer sévèrement lorsque l'on leur fait seulement remarquer, en utilisant la violence légitime de l'Etat contre ceux qu'ils sont normalement censés informer et protéger ?

UN SERVICE PUBLIC QUI N'EST PLUS AU SERVICE DU CITOYEN, MAIS AVANT TOUT DE LUI MÊME

Avant toute autre chose, ce qu'il faut comprendre, c'est que tout service public, quel qu'il soit, est financé exclusivement par les impôts et les taxes. Et donc que ces prélèvements obligatoires sont contraints, que les citoyens n'ont aucun moyen de le contester, ni de contester leur efficacité, leurs performances. Et, mais surtout, qu'il a vocation, non pas à gagner de l'argent, et donc à être rentable, mais d'être le moins disant. Soit de couter le moins cher possible, et donc comme il n'a pas la contrainte d'avoir à générer des bénéfices, forcément moins cher que n'importe quel équivalent privé qui en ferait autant.

Or, et force de le constater, ce n'est plus le cas du tout depuis fort longtemps. Et c'est même pire chaque jour qui passe, malgré l'augmentation continuelle des moyens et des effectifs depuis les années 1970. Ce simple constat vous le montrera très simplement. Car depuis 1975, et pour 57 millions de Français, nous avions 2,3 millions de fonctionnaires et assimilés, 39% de dépense publique et 34% de prélèvements obligatoires. Alors qu'aujourd'hui nous avons pour 67 millions de français, 5,4 millions de fonctionnaires et assimilés (presque 25% de la population active), 57% de dépense publique et près de 58% de prélèvements obligatoires. Le tout avec des services publics toujours moins performants et dégradés, notamment au niveau de l'Education Nationale, des services de proximité, et surtout de la santé.

Tant et si bien qu'après 40 années de gabegies absolues, les chiffres ne trompent que ceux qui vivent dans le plus grand déni de réalité, et refusent de les voir pour ce qu'ils nous indiquent. A savoir que l'Etat a échoué dans la plupart de ses missions, et qu'il ne nous sert plus, mais se sert de nous pour assurer un train de vie absolument somptuaire et indécent. Et cela va forcément mal finir s'il n'y a aucune prise de conscience, de responsabilisation et de changement de cap idéologique très net, aussi bien chez nos politiques que dans le monde des fonctionnaires en général. Car il n'est plus rare non plus de voir de simples fonctionnaires, pourtant payés pour nous servir, être d'une arrogance absolue lorsque l'on critique la qualité et l'efficacité du travail que pourtant nous payons sous contrainte. Certains n'hésitant même plus à vous punir en abusant de leurs pouvoirs contre vous même.

Il va donc falloir faire le ménage aussi bien dans l'idéologie malsaine qui a été infiltrée et instillée perversement depuis des années dans nos administrations et institutions, et refaire de la mission du fonctionnaire et du service public une priorité absolue, vers et pour le citoyen. Car si on ne le fait pas, c'est la notion même de consentement à l'impôt, et donc du financement des services publics qui sera alors remise en cause. Et je rappelle à tous les fonctionnaires qui ne sont du reste jamais soumis aux mêmes lois, règlements, ni régimes généraux, que si l'Etat venait à faire défaut, soit par une révolte citoyenne concernant les impôts, soit par l'incapacité de financer les déficits et les dettes de l'Etat par les marchés financiers, il n'y aura plus aucune sécurité de l'emploi qui tiendra.Je les engage à bien regarder ce qui s'est passé récemment encore en Argentine ou en Islande, pour bien comprendre que jamais l'Etat n'a signé le moindre contrat leur garantissant à vie le moindre emploi. Et qu'ils peuvent tous, exception faite peut être du régalien, se retrouver au chômage et sans la moindre indemnité du jour au lendemain.

Et pire que tout, et beaucoup l'ignorent totalement, parce que les syndicats irresponsables leur ont soigneusement caché. Leurs régimes de retraites spéciaux étant tous en faillite, n'étant constitués aujourd'hui que de montagnes de dettes, de surcroit payés par les contribuables qui pourtant on déjà payé une première fois pour que l'Etat la mette de côté, soit la double peine. Vous rendez vous seulement compte qu'avec vos régimes spéciaux, pour lesquels l'Etat n'a jamais mis un seul sous de côté alors que c'est son rôle, qui ne sont pas des régimes par répartition mais bien par capitalisation, les retraites actuelles sont payées par des impôts supplémentaires pesant sur le seul secteur privé qui en plus ne bénéficie d'aucun des privilèges de fin de carrière qui permettent de la toucher pleinement comme ses derniers salaires ? Si tout ceux qui sont actuellement à la retraite ou s'imaginent qu'ils la percevront en maintenant ce système corrompu, ils se trompent lourdement. Il faudra aussi rétablir la justice, et réajuster toutes ces retraites sur le régime général. Il n'y a absolument aucune autre solution pour éviter que tous ces gens se retrouvent sans la moindre ressource demain.

Il faut néanmoins dédramatiser la situation, car si l'on regarde bien ce que représente la masse salariale de l'Etat, et même avec 25% de fonctionnaires parmi les actifs, la France ne dépenserait en réalité que 15 à 25% de son budget. En réalité, c'est surtout toutes les dépenses qui sont autour qui posent problème. Et il est clair qu'il va falloir regarder de beaucoup plus près tout ce qui touche les subventions publiques et les contrats publics. Car c'est la part la plus occulte de tout ce système auquel, et c'est quand même totalement incroyable, on interdit au contribuable d'y mettre son nez.

Ce qu'il faut retenir et d'une manière générale, c'est que la situation est devenue si grave que si l'on superpose les courbes de la dépense publique, du chômage, des dépenses maladie, de la pauvreté et de l'insécurité, elles se suivent absolument toutes depuis les années 1970. Ce qui démontre sans équivoque possible que l'Etat ne rempli plus son rôle d'ascenceur social, mais au contraire amplifie les inégalités, et nuit a tout le système qui pourtant le nourrit. Et ce au point que si cela continue, non seulement les gens vont cesser de payer l'impôt, trouveront tous les moyens pour y échapper, ce qui fera exploser les dettes et mettra en péril l'Etat lui même alors qu'il a déjà tout le mal du monde à trouver preneur pour sa dette.

La solution ? Peut être qu'en adoptant les systèmes nordiques du moins disant et de privatisation sous contrat avec l'Etat, on pourra éliminer le laxisme, la médiocrité et les dépenses inutiles, sinon la corruption ? Si nous sommes attachés à nos services publics, ne doivent t-ils pas maintenant faire montre d'une bonne gestion, et ne devrions nous pas être en mesure d'en évaluer l'efficacité, de contester ou empêcher certaines dépenses, et de punir tout ceux qui au lieu de nous servir, se servent sans la moindre contrainte légale qu'ils nous imposent pourtant à tous ?

 

 

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