CHARTE DU POLITIQUE

CHARTE DU POLITIQUE

Écrit par Super User
Mis à jour : 4 avril 2019
Création : 30 janvier 2019
Affichages : 50

Ce qui est regrettable avec le mouvement des gilets Jaunes, alors que près de 65% de la population soutien le mouvement, c'est le manque d'aide et de protection de la part des classes moyennes et supérieures pour contrer toutes les manipulations et infiltrations du mouvement qui à l'origine se veut hors du champ politique et syndical classique.

En réalité, ce mouvement n'est pas apolitique ou asyndical, mais révèle avant tout un ras le bol de la population envers ces candidats imposés par de puissants partis politiques et leurs soutiens médiatiques et financiers. Et il est dès lors important de comprendre pourquoi et comment ils nous sont imposés, et peut être chercher à savoir pourquoi ils en sont tous arrivés là.

De toute évidence, et si vous avez déjà tenté de vous présenter à la moindre élection dans ce pays, vous aurez alors à faire face à des organisations bien huilées qui parfois utilisent et exploitent tous les moyens de l'Etat qu'ils sont censés servir pour écarter ou éliminer toute forme de concurrence.

Un des principaux et des plus graves problèmes réside dans le fait qu'il n'y a plus aucune étanchéité entre l'Etat, ou plutôt l’exécutif, c'est à dire tous les fonctionnaires et quels que soient leurs grades et responsabilités, et les puissances d'argent ou politiques, sinon médiatiques. C'est ce que l'on considère légitimement comme étant de la corruption, de la prise illégale d'intérêts, sinon de l'abus de bien public ou de pouvoirs.

Et une des causes de cette corruption est tout simplement le fait que toutes nos institutions sont maintenant infestées par des lobbyistes, et nos assemblées législatives infestées de fonctionnaires. Il n'y a donc plus aucune séparation des pouvoirs entre l’exécutif et le législatif, et à force de coups de boutoirs, les uns ont fini par infiltrer le pouvoir législatif alors qu'ils font partie de l’exécutif, et les autres venant du secteur privé ont pris le contrôle de certaines de nos institutions, notamment financières. A tel point qu'aujourd'hui une petite caste de hauts fonctionnaires, identifiés comme Inspecteurs de finances ou enseignants, font maintenant la navette entre les administrations, les assemblées, ou les grandes entreprises et les banques qu'ils dirigent.

Clairement, c'est cette absence de frontières et de lignes rouges qui autorise maintenant une poignée de gens à tout contrôler et tout diriger, sans aucun contre pouvoir, sans aucune possibilité de les écarter du pouvoir et des affaires. Et bien qu'ils fassent tous plus ou moins semblant d'être opposés les uns aux autres, ils appartiennent quasiment tous aux mêmes castes.

Ce qu'il faut comprendre ici, c'est qu'à l'origine, la cinquième république maintenant pervertie de toute sa substance originelle issue du conseil nationale de la résistance, visait à séparer clairement et distinctement les pouvoirs. Le système était imparfait, et à tel point qu'aujourd'hui notre 5ème république ressemble maintenant davantage à la 4ème que la 5ème, ou les Fonctionnaires et les Jacobins, persuadés de leur supériorité, détenaient et détiennent à nouveau tous les pouvoirs.

POURQUOI EST T-IL SI IMPORTANT DE SEPARER LES POUVOIRS ?

C'est assez simple à comprendre. Les fonctionnaires et les agents de l'Etat ont pour outil la violence légitime, pour arme la loi, et pour fonction de la faire respecter. Il n'est donc théoriquement pas concevable que ceux qui bénéficient de tous les moyens répressifs de l'Etat aient en plus la possibilité de fabriquer eux mêmes les lois qu'ils devront ensuite faire appliquer à tous les autres. Même avec toute la meilleure volonté du monde, l'homme étant ce qu'il est, la tentation de corruption sera toujours présente. Et on a pu le voir ces dernières années, cette corruption n'est plus l'exception, mais bien plutôt la règle, les affaires s'empilant les unes après les autres sans que l'on n'y voit jamais le bout.

Il faut donc en finir avec un système qui autoriserait des fonctionnaires, et donc des serviteurs de l'Etat, à siéger dans la moindre de nos assemblées, à la tête de la moindre de nos associations ou fondations. Car non seulement ils obtiennent alors les pouvoirs de se subventionner eux mêmes, et donc de se créer des emplois fictifs en cas d'échec électoral. Mais ils ont aussi et alors le pouvoir d'écarter toute voix dissidente ou contrariante en utilisant tous les moyens répressifs de l'Etat. Et de plus en plus, ils finissent alors par se servir au lieu de vous servir, tout en ayant les moyens de vous faire taire si vous remettez en question leur intégrité et/ou leur efficacité.

Il n'est du reste pas compréhensible qu'il y ait non pas un, mais deux codes civils dans ce pays. Un qui contraint toute la population, et un autre qui exonère toute aune partie de la population, via le code de l'administration et de la fonction publique, de l'application de la loi civile.

Parmi les privilèges les plus surnaturels, outre le fait que la loi autorise un fonctionnaire de l’exécutif de siéger dans une assemblée législative en violation du principe de séparation des pouvoirs, on trouvera la possibilité sans jamais aucune conséquence d'accumuler indéfiniment déficits et dettes, alors que l'on punit tout entrepreneur ou citoyens en faisant autant. Et cela va même parfois jusqu'à ce que les citoyens payent à la place de fonctionnaires ou d'élus qui auraient été condamnés pour détournement de fond public ou prise illégale d'intérêt des dommages et intérêts à des plaignants, via les institutions qu'ils ont pourtant trahis lorsqu'ils étaient en fonction. Ils ne payent même pas ces dommages et intérêts avec leurs propres deniers, ce sont les citoyens qui déjà floués payent une deuxième fois à leur place.

Et si c'est devenu possible, c'est précisément parce que certains ont compris qu'ils pouvaient pervertir la loi pour ne jamais être responsables de rien, alors qu'ils vous demandent toujours plus d'efforts, notamment financiers, à vous même. Ils ne payent jamais pour les crimes ou délits, pour leurs fautes de gestion ou leur corruption passive ou active, sur leurs propres deniers, et ont même droit parfois à une immunité totale, en plus de vous faire payer à vous les conséquences de leurs actes. C'est clairement ça qui doit changer au plus vite...

QUELLES SONT LES INSTITUTIONS QUI POSENT PROBLÈME EN FRANCE ?

Outre le fait qu'il faudra au plus vite ré-interdire aux fonctionnaires de faire autre chose que ce pourquoi ils sont payés, à savoir être au service de l'Etat et des citoyens, et en les empêchant d'être élus à tous les niveau de l'Etat, de la commune à la Présidence de la République (Comme Hollande par exemple), et où diriger des fondations/associations qu'ils peuvent ensuite subventionner à leur gré. Certaines institutions devront être soit réformées, soit tout simplement dissoutes.

Et ce, toujours dans le même but. Soit d'assurer qu'il ne puisse plus y avoir d'impunité institutionnelle, ni de prise d'intérêt inique et légalisées par les mêmes qui sont pourtant censés nous servir. Comme par exemple de bénéficier de régimes de retraite spéciaux avec des avantages plus que surnaturels, comme la perception d'une retraite pleine grâce à une promotion de fin de carrière, alors que les mêmes fonctionnaires gérant le budget de l'Etat ne font pas partie du système qu'ils gèrent, ce qui fatalement les déresponsabilisent, et décident même des restrictions pour tous les autres afin de financer leurs propres systèmes en faillite. Clairement, tout ceci ressemble maintenant à de l'esclavagisme d’État lorsque l'on sait que toutes leurs caisses spéciales sont en faillite, et que pour payer leurs retraites actuelles, ce sont des impôts toujours plus importants qui sont prélevés sur les actifs du secteur privé dont pourtant ils n'ont de cesse que de restreindre les droits.

Les réformes des retraites et du chômage ne les incombent jamais, pas plus qu'ils n'ont la moindre obligation de résultat, et nous la possibilité de le critiquer, ou seulement de consulter le détails des dépenses engagées prétendûment en notre nom et pour notre bien être. Ainsi, et toujours dans l'optique de la séparation des pouvoirs, il faudra :

  • Supprimer le conseil d’État, ou le réformer de manière à ce que ce ne soient plus des élus ou des fonctionnaires qui jugent les crimes ou délit d'autres élus ou fonctionnaires.
  • Supprimer donc les tribunaux administratifs, ou ce sont encore des fonctionnaires qui jugeraient de manière "impartiale" les fautes d'autres fonctionnaires.
  • Supprimer la Cour de Justice et la Haute Cour de Justice de la République ou ce sont des élus qui jugeraient de manière impartiale les fautes d'autres élus.
  • Supprimer l'IGPN et l'IGGN, ou les réformer pour que ce ne soient plus uniquement des policiers qui jugent des fautes d'autres policiers.
  • Supprimer les tribunaux de la sécurité sociale qui jugeraient des fautes des assurés ou des fonctionnaires de la sécurité sociale de manière "impartiale".
  • Nommer les préfets et les procureurs par les élections, afin de garantir totalement leur indépendance vis à vis de l’exécutif politique, et notamment des ministres de la justice ou de l'intérieur.
  • Réintroduire pour toutes les affaires juridiques, y compris au civil, les jurys populaires. Et ce, afin d'empêcher la corruption de la loi par des juges politisés, ainsi que des décisions politiquement motivées. Les juges se borneront à vérifier la qualité de la procédure et leur strict respect vis à vis de la loi. Les débats seront filmés et tout le monde pourra les consulter quand ils le désireront.
  • Dissoudre les cours des comptes, et imposer des commissaires aux comptes indépendants pour vérifier la sincérité des ces derniers, ainsi que la bonne utilisation de l'argent public.
  • Supprimer le code de la fonction publique et les régimes spéciaux. Tout le monde sera aligné sur les mêmes lois, et donc les mêmes contraintes, notamment en matière de déficits et de dettes.

Cette liste n'étant pas exhaustive, mais permettra clairement de limiter fortement tout type de corruption, notamment passive, ou des gens surprotégés et déresponsabilisé finissent inévitablement par se servir au lieu de servir. Et comme toutes ces institutions et administrations sont financées par la contrainte de l'impôt, elles doivent être non seulement exemplaires, mais également être en recherche permanente de solutions pour en réduire les couts. Il faudra donc faire en sorte de ne conserver dans le giron de l'Etat que le strict régalien, soit la Justice, La police, l'Armée et les impôts. Tout le reste sera privatisé sous contrat, donc sans objectif de faire le moindre bénéfice, mais en interdisant aussi les déficits et les dettes, et en le punissant comme pour tous les autres, et notamment ceux qui le financent par la force de l'impôt.

Tout un chacun devra être en mesure de consulter quand il le désire les détails des comptes publics, et de formuler des observations, sinon dénoncer les abus.

Aussi, et pour arriver à cet objectif, est t-il nécessaire de promouvoir une charte de comportement et d'obligations politiques, que tous les candidats aux élections devront adopter sur l'honneur et par serment. Le geste se voudra avant tout symbolique plus que juridique, mais permettra également un recours populaire en cas de violation d'une des règles énoncées. L'idée est de créer une appellation de confiance et un indicateur pour les électeurs d'une volonté politique d'exemplarité, d'intégrité et d’honnêteté. Ainsi, seuls les candidats qui l'auront adoptée, quelle que soit leur couleur politique, seront soutenus par les assemblées citoyennes.

LA CHARTE DU POLITIQUE

Tout candidat à une fonction élective devrait promettre ce qui n'est que du bon sens, à savoir :

  • De servir et non de se servir.
  • De tenir son budget pour le moins à l'équilibre sans générer de dettes ou de déficits, et gérer sa collectivité en bon père de famille. Si néanmoins il est confronté à un investissement nécessaire et exceptionnel, il ne pourra l'envisager qu'en menant une campagne d'information et en organisant un référendum local en toute transparence. Toute dépense hors budget signifiant à terme des impôts supplémentaires, les citoyens devront en être dûment avisés, le valider, et la mesure devra rester parfaitement exceptionnelle. Autrement dit, les impôts baisseront mécaniquement une fois que l'amortissement sera effectué.
  • De ne jamais mentir ou utiliser la moindre technique de manipulation envers ses concitoyens. Le rôle de l'élu est de protéger les plus faibles et les plus vulnérables de toutes ces pratiques, et non de les utiliser lui même à des fins politiques et électoralistes. Il devra démissionner de lui même s'il a été convaincu de mensonge ou de manipulation par un tribunal civil.
  • D'assurer la transparence totale et absolue de la dépense publique pour son institution, en mettant les comptes publics à disposition des associations anticorruption et des citoyens en capacité de les comprendre. Et ce, jusqu'à la consultation de la moindre note de frais. Il devra prendre en compte tout avis judicieux qui lui sera soumis permettant de limiter les frais, dépenser moins, ou optimiser les dépenses ou leurs attributions.
  • D'interdire, jusqu'à ce que la loi constitutionnelle ne le fasse, à tout fonctionnaire d’État, de faire partie de la moindre assemblée ayant des pouvoirs législatifs ou bénéficiant de subventions publiques. A savoir, les conseils municipaux, les communautés de communes et les comités d’agglomération, les départements, les régions, les métropoles, l'Assemblée Nationale ou le Sénat, les associations ou fondations subventionnées, ainsi que leurs présidences respectives.
  • De s'interdire ou mettre de côté tout biais idéologique dans la gestion de son institution et des missions d'intérêt général qui lui seront confiées. Faire preuve de bon sens, d'éthique, de morale et chercher réellement à résoudre les problèmes plutôt que des moyens de les faire durer. Il sera au service de tous les citoyens, et non du parti ou des soutiens qui l'auront aidé à être élu.
  • De s'interdire de monter les communautés les unes contre les autres, et prôner à tout instant la pluralité des avis et des opinions, dans le respect de la loi et des institutions, sans aucun privilège pour les uns ni pour les autres.
  • De dénoncer tout abus, crime ou délit dont il aura eu connaissance, y compris dans ses propres services.
  • De mettre en œuvre la solidarité et le bénévolat pour les plus pauvres et les plus déshérités et sous conditions de moyens, en mettant à disposition de tous les volontaires, tous les moyens dont il dispose. Il n'est pas le propriétaire de ces biens et moyens qui appartiennent finalement à tous, et il doit donc veiller à ce que les citoyens puissent en jouir le plus possible lorsqu'il s'agit de lutter contre les inégalités et les injustices sociales et/ou économiques.
  • Informer et accompagner tout citoyen de ses droits et devoirs avec bienveillance et pugnacité. Il ne devra pas se limiter à écouter et orienter, mais devra assister et aider ses concitoyens jusqu'à la résolution de leur demande ou problème.
  • D'assurer une transparence totale sur les contrat publics et les appels d'offre, ainsi que leur réalisation, en favorisant avant tout les acteurs locaux et en ayant pour perspective le moins disant. Ainsi, et avec une accès total et non faussé aux offres, ainsi que la possibilité de réviser sa copie jusqu'à la date butoir, tous les acteurs pourront faire en sorte d'apporter la meilleur solution au moindre cout.
  • D'être exemplaire et bienveillant à chaque instant de son mandat d'élu et de lutter contre toute forme de corruption passive ou active.

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